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General Motion

28.03 - 25.04.2026

General Motion, première exposition personnelle du duo Deborah Bowmann à la galerie Romero Paprocki, s’articule autour d’un nouveau corpus d’œuvres pensées comme le prolongement de l’imagerie développée par les artistes jusqu’à présent. Si ces dernières années le duo a exploré, et même incarné, une figure hybride alliant celle du businessman à celle de l’artiste, cette figure est ici déplacée vers un imaginaire onirique lié au transport, au déplacement et à l’échange, ouvrant la voie à une forme de surréalisme contemporain. Le titre General Motion joue sur un double sens : il évoque à la fois l’idée de mouvement et sa généralisation, tout en empruntant la sonorité de grandes marques industrielles - telles que General Motors ou General Magic - dont les noms, volontairement génériques, évoquent l’ampleur et l’abstraction du technocapitalisme. Entre imaginaire industriel et fiction contemporaine, cette ambiguïté structure l’ensemble de l’installation. Le duo présente une nouvelle série de tableaux, réalisés en marqueterie de matériaux variés (bois brut, tissus marouflés, laque et céramique émaillée) prolongeant la pratique de garnissage développée par les artistes dans leurs productions de mobilier. Oscillant entre peinture et sculpture, ces œuvres déploient une iconographie mêlant l’imaginaire collectif lié au capitalisme et à la bureaucratie pour l’amener cette fois dans une autre dimension, celle du surréalisme, de l’inconscient, quelque part entre le rêve et le cauchemar.

La figure du portique de sécurité constitue un point central de l’installation, tant pour sa richesse sémantique que poétique. Élément de contrôle technologique, de filtrage et de sécurité, il est aussi une zone d’entre-deux : une frontière, un passage vers un autre espace, vers un autre monde. Dans une forme d’anachronisme et de détournement récurrente dans la pratique de Deborah Bowmann, ce portique est réalisé en bois, associant différentes essences. Dans le prolongement de ce portique, plusieurs sculptures de valises parsèment l’espace. Leurs formes singulières semblent adaptées sur mesure à des objets inhabituels, échappant à la standardisation de nos objets contemporains. Plus que leur fonction de contenants, elles invitent à apprécier leur présence plastique, comme des carapaces, sculpturales et énigmatiques. General Motion se déploie ainsi comme le produit d’un rêve ou d’une forme de thérapie. Les obsessions du duo s’y confondent avec celles du capitalisme contemporain : le temps, le mouvement, la productivité. L’iconographie du businessman bascule alors dans un autre monde, affranchi de sa rationalité apparente, entre voyage d'affaires et voyage psychédélique.

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© Photo : Allison Borgo

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© Photo : Allison Borgo

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© Photo : Allison Borgo

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